© Kelifamily
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L’UNT veille au grain. Quand un membre du gouvernement dérape, tel Brune Poirson évoquant dans la presse son penchant pour Uber, nous sommes là pour recadrer les choses.

Dans une interview publiée par Paris Match le 11 août, Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, exprime sa préférence pour Uber, au détriment des taxis. « C’est l’économie de demain, mais à condition que les employés aient des droits. Et on y travaille ! », affirme-t-elle.

Parler sans savoir

Cette déclaration est inadmissible à plusieurs niveaux :

  • Un membre du gouvernement ne devrait pouvoir émettre ses opinions personnelles sans réserve. A fortiori lorsque cela concerne des sujets extrêmement sensibles, au cœur d’une actualité mouvementée.
  • La secrétaire d’État semble méconnaître le statut des chauffeurs Uber, qui ne sont pas des salariés mais des travailleurs précaires, voire précarisés.
  • À l’aube de la promulgation de la loi d’orientation des mobilités (dite loi LOM), il est curieux qu’un membre du gouvernement soutienne le modèle économique d’une entreprise s’exonérant de toutes ses obligations fiscales et sociales.

Nous avons décidé d’adresser un courrier retraçant tous ces points à Édouard Philippe, Premier ministre, et à Élisabeth Borne, ministre des Transports, pour exprimer notre mécontentement. Nous attendons une réponse de leur part destinée à rassurer la profession. À vous rassurer.