Dans un courrier en date du 18 août, l’UNT alerte le gouvernement sur la verbalisation, malgré le paiement de la contravention, des chauffeurs en cas de non-désignation du conducteur et demande l’accentuation des contrôles de chauffeurs clandestins.

Depuis le 1er janvier 2017, les personnes morales propriétaires de véhicules verbalisés doivent désigner le conducteur au moment de l’infraction sous peine d’une amende de 450 €. Et les amendes pour « non-désignation de conducteur » affluent dans les boîtes aux lettres… Rachid Boudjema, Président de l’UNT, a décidé de prendre la plume pour appeler l’État à plus de clémence : nombre de chauffeurs considèrent en effet en toute bonne foi que le règlement de la contravention entraîne de facto la reconnaissance du délit, et leur auto-désignation.

« C’est pourquoi, dès lors que nos collègues honorent le paiement de leur contravention, nous sollicitons de votre part une particulière bienveillance à leur égard sur leur manquement à la non-désignation d’un conducteur », écrit ainsi le Président de l’UNT dans une lettre adressée le 18 août au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Une iniquité manifeste

Rachid Boudjema en a profité pour attirer l’attention étatique sur la recrudescence de chauffeurs VTC ou de chauffeurs sans carte professionnelle contrevenant à la réglementation en utilisant des applications mobiles telles qu’Uber, en stationnant et en maraudant sur la voie ouverte à la circulation sans disposer de réservation préalable.

« Ce fait n’est pas nouveau mais l’amplification de ce phénomène amène les chauffeurs de taxi à un constat amer : les lois régissant les professions du transport public particulier de personnes en vigueur ne sont respectées que par eux. »

Le Président de l’UNT appelle le gouvernement à plus de vigilance et plus de fermeté dans ses sanctions.