La Ville de Nice a annoncé trois mesures phares pour aider ses artisans taxis à développer et à pérenniser leur activité professionnelle. Un plan d’actions présenté comme “bénéfique pour la profession et l’image de la ville“. Présentation.

Conscient du « rôle essentiel » que les taxis jouent à Nice, Christian Estrosi, maire de la ville, a annoncé le 19 octobre aux représentants du Syndicat des taxis de Nice trois mesures destinées à soutenir leur activité.

Lutter contre les fraudeurs

Afin d’assurer aux artisans taxis un contrôle efficace face aux fraudeurs, une inspection des taxis, VTC et vélos-taxis va être créée d’ici la fin de l’année au sein de la direction générale adjointe en charge de la sécurité et de la police municipale de la ville.

« Cette inspection sera un outil pour vous aider à éliminer les comportements qui nuisent à l’image de votre profession. Il est intolérable que des sociétés de vélos-taxis occupent sans droit ni titre le domaine public 24 heures/24, empruntant les trottoirs et les passages piétons. J’ai ainsi décidé de lancer un marché spécifique d’ici la fin de l’année. Le titulaire, ayant répondu à l’ensemble des critères définis au cahier des charges, sera choisi par une commission d’appel d’offres. Les autres sociétés ne seront plus autorisées à exercer leur activité sur la voie publique », a assuré le maire.

Soigner les aires réservées aux taxis

Les stations de taxis vont être rénovées afin « d’améliorer leur visibilité et le contrôle ». La réfection et l’uniformisation des 41 aires de Nice seront réalisées sur deux ans, pour un montant total de travaux de 60 000 €. Cinq stations test, déterminées par le Syndicat, seront livrées d’ici la fin de l’année.

« Toutes les aires couvertes par la vidéo-verbalisation seront équipées de panneaux d’information, indiquant le montant de la contravention », a précisé Christian Estrosi.

Mener des actions coup de poing

Le maire de Nice a demandé à la police municipale de contrôler systématiquement les emplacements réservés lors des opérations de terrain.

« Sur les stations sensibles et les axes prioritaires de circulation, je demande que des opérations coup de poing soient conduites deux fois par mois et que la fourrière municipale procède à des enlèvements de véhicules. »

Ces trois mesures seront observées par un groupe de travail permanent, au sein duquel les représentants des taxis pourront suivre et accompagner l’évolution du plan d’action, en constater les résultats et proposer toutes les améliorations possibles.