Le port de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. © Photobeginner
Le journal France-Antilles relate le nouveau rebondissement dans le conflit qui oppose, au sujet du transport des croisiéristes, les taxis guadeloupéens au sous-préfet et au Grand port maritime de la Guadeloupe.

Ça chauffe en Guadeloupe entre les taxis, les VTC et les Loti. Le 5 avril, l’intersyndicale des taxis menée par Jocelyn Bourgarel, élu UNT 971, a rejoint le terminal de croisières du Grand port maritime de la Guadeloupe pour faire constater par un huissier de justice des éventuelles violations à la loi. Le port et la sous-préfecture permettraient à 25 VTC et 25 Loti de travailler comme des taxis – sans réservation préalable – pendant la saison de croisières, rapporte France-Antilles.

Complicité d’exercice illégal de la profession de taxi

Malgré une ordonnance du tribunal de grande instance, l’intersyndicale s’est vue refuser le concours des forces de l’ordre et l’entrée sur le site de l’huissier. Le journal précise que celui-ci a tout de même pu constater à l’extérieur et à l’intérieur de l’enceinte des chauffeurs non taxis qui « appâtaient le croisiériste ».

« Cette situation remonte à un peu plus d’un an, nous raconte Jocelyn Bourgarel. Nous avons choisi de ne pas bloquer la saison touristique en passant par la voie judiciaire. Mi-novembre, nous avons porté plainte contre le port pour complicité d’exercice illégal de la profession de taxi. En parallèle, la députée Justine Bénin a déposé une question écrite le 20 février, dont nous attendons la réponse dans les jours qui viennent. Nous sommes confiants, surtout avec le constat fait le 5 avril par notre huissier. Lorsque cette affaire passera devant la justice, nous demanderons un dédommagement. 80 jeunes ont obtenu le certificat des taxis. Nous leur devons une relève apaisée et dans les règles. »