Face au tollé provoqué par le taux médiocre de réussite à l’examen VTC, la ministre des Transports a commandité un audit. L’UNT campe sur ses positions : l’examen n’est pas en cause dans l’échec des candidats.

Dans le contexte tendu de la transition entre le statut d’ex-chauffeur Loti et celui de chauffeur VTC, pas étonnant que les résultats de l’examen théorique VTC, organisé par les chambres de métiers et de l’artisanat et comportant un socle d’épreuves communes avec les taxis, aient fait grincer des dents.

Un problème d’examen ou de candidats ?

Le taux de réussite, constaté à l’issue des huit premières sessions de 2017, est de 36 % avec de grandes disparités entre régions et sessions, puis de 57 % pour les épreuves pratiques. Au final, le taux d’admission constaté est de 21 % pour les conducteurs de VTC contre 33 % pour les taxis.

La présentation de ces résultats a suscité des réactions opposées entre les acteurs du secteur, les uns estimant que l’examen était trop sélectif, les autres le trouvant adapté dans son contenu tout en soulignant les carences dans la préparation d’un certain nombre de candidats.

S’assurer de l’adéquation examen/exigences

Élisabeth Borne, ministre des Transports, a décidé de lancer une mission d’audit du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) pour évaluer les disparités constatées et l’adéquation entre l’examen et le niveau attendu. Les objectifs :

  • analyser les résultats et les comparer à ceux de candidats à des épreuves similaires organisées à l’étranger ;
  • évaluer le contenu du référentiel et des épreuves au regard de ce qui est attendu d’un chauffeur VTC et effectuer une comparaison avec les exigences requises pour l’exercice du métier de chauffeur taxi ;
  • s’assurer que l’organisation actuelle offre toutes les garanties d’efficacité, de sécurité et d’indépendance.
Pas question d’assouplir l’examen !

Le 21 février 2018, le CGEDD et l’IGAS ont réuni tous les acteurs concernés pour échanger. L’UNT était de ceux-là. Et nous n’avons pas mangé nos mots !

« Il n’est pas envisageable d’assouplir ou de modifier les conditions d’examen en les révisant à la baisse. Le tronc commun n’est pas compliqué, ni de très haut niveau. L’échec des VTC s’explique par le fait que les chauffeurs sont très mal préparés à l’examen, la formation étant trop courte. »

Les futurs chauffeurs de taxi étant censés être des entrepreneurs, le module de gestion s’avère indispensable.

Sans compter que nous manquons de recul sur les nouvelles sessions d’examen, la première datant de mai 2017.