© Chlorophylle
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L’UNT 31 a travaillé avec les pouvoirs publics pour proposer une solution permettant de lutter efficacement contre les taxis clandestins à Toulouse. Ils seraient en effet nombreux, plus d’une cinquantaine selon les estimations, à prendre illégalement en charge des voyageurs, notamment aux abords de la gare Toulouse-Matabiau et de l’aéroport Toulouse-Blagnac. « Il y a des taxis clandestins partout », explique Jean-Pierre Rogalle, vice-président de l’UNT 31.

Informer les clients sur les taxis illégaux

La mairie de Toulouse, notamment son service juridique, a validé la proposition de l’UNT : un panneau informatif à destination des potentiels clients des taxis. Ces panneaux, installés au niveau des stations de taxi de la ville et écrits en français, précisent tout ce qui doit être présent à l’extérieur et à l’intérieur d’un taxi.

L’enseigne lumineuse sur le toit, bien évidemment, mais également une plaque latérale ou encore le numéro d’autorisation de stationnement doivent être visibles à l’extérieur du véhicule ; à l’intérieur, les tarifs doivent être clairement affichés sur une vitre arrière, le terminal de paiement doit être accessible et le taximètre visible.

Les panneaux de la Ville de Toulouse sont à destination des habitants. Les clients, désormais mieux informés des huit caractéristiques qui démarquent un vrai taxi d’un faux, y réfléchiront à deux fois avant de monter dans l’un des taxis illégaux qui sévissent en ville.

Mais ce n’est pas fini.

« Nous mettons en place, avec la société ATB qui gère l’aéroport Toulouse-Blagnac, l’affichage de panneaux en anglais et peut-être en chinois, à l’intérieur et à l’extérieur de l’aéroport », confie Jean-Pierre Rogalle.

Des panneaux multilingues à destination des touristes étrangers.

Renforcer les contrôles

Informer le potentiel client est primordial : non seulement l’exercice illégal de la profession de taxi est passible d’une amende et d’une peine de prison, mais il s’agit d’une fraude dangereuse pour le client. En cas d’accident, par exemple, il ne pourra pas être pris en charge par une assurance adéquate.

Mais si le client a son rôle à jouer, les autorités sont conscientes de la problématique et ont en main une arme puissante : les contrôles. Ils ont été renforcés et continueront de l’être : près de 600 contrôles ont été effectués en 2017 par les autorités. Un chauffeur clandestin a été condamné jeudi 8 février 2018 à trois mois de prison avec sursis, 1 500 euros d’amende et 2 000 euros de dédommagement… et un autre a été interpellé mardi 27 mars 2018 aux abords de l’aéroport.