Si Uber n’a pas encore fait son apparition en Corse, les chauffeurs de taxi insulaires ne sont pas pour autant à l’abri des bouleversements qui touchent leur profession.

Dans un contexte concurrentiel accru, le respect de la réglementation ainsi que la lutte contre le travail dissimulé et l’exercice illégal du transport de personnes figure donc parmi les priorités de la Direction interdépartementale de la police aux frontières (DIDPAF) d’Ajaccio.

Alors qu’une instruction est en cours à la suite du signalement d’un particulier survenu à l’aéroport de Figari, une opération de contrôle organisée conjointement avec la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) a en ce sens eu lieu hier matin, à l’aéroport Napoléon-Bonaparte, dans le cadre du comité départemental anti-fraudes (Codaf).

Une opération surtout dissuasive.

Durant environ deux heures, plusieurs policiers, dont certains en civil, ont procédé à des vérifications auprès des taxis et des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) présents sur place, mais également des particuliers venus déposer des passagers en partance.

“Nous organisons ce type d’opération chaque année au cours de la saison estivale, lorsque l’aéroport connaît son trafic le plus important, commentait le commandant de la DIDPAF, Sylvie Prisciandaro. Il s’agit surtout d’une opération dissuasive, dans la mesure où nous avons intensifié la vigilance sur cette problématique depuis environ deux ans, avec des contrôles menés très régulièrement sur le terrain.”

Une mobilisation qui semble porter ses fruits d’après Gilles Casanova, le directeur de la Paf, selon lequel “la concertation initiée avec les professionnels concernés a permis d’éviter les tensions sur le site” d’où seraient en outre absents les taxis clandestins ou “sauvages”.

Une infraction délictuelle de 5e catégorie passible d’amendes et de peines de prison, que les autorités s’évertuent donc à traquer par le biais d’un certain nombre de vérifications liées notamment à la signalétique des véhicules et à l’identité des conducteurs, mais aussi à l’observation du comportement de ces derniers et de leurs passagers.

Autant de contrôles qui ont donné lieu, hier matin, à la sanction d’un particulier pour un défaut d’assurance. Ainsi qu’à celle du conducteur d’un véhicule de transport collectif, en infraction au niveau de la signalétique et des billets des voyageurs.