Dans son édition du 5 juin, La Nouvelle République, le quotidien du Loir et Cher, rapporte la parole de Pierre Bouffart, représentant UNT 41, sur la baisse des bons de transport de malades assis. Une réalité que déplorent de nombreux taxis.

Inégalité des soins pour les patients, baisse de l’activité pour la profession… Telle est la réalité à laquelle se confrontent, en région, la plupart des taxis vivant du  transport de malades assis. C’est ce que relate La Nouvelle République, rappelant que depuis plusieurs années, les professionnels subissent, avec la diminution de prescriptions de transport, une baisse de leur activité.

« On sent que la caisse primaire d’assurance-maladie met la pression sur les prescripteurs, leur demande de moins recourir à des taxis ou à des ambulances, explique Pierre Bouffart, président des taxis de Loir-et-Cher. L’égalité des soins n’est plus assurée, si des personnes seules, isolées et sans moyen de locomotion ne peuvent plus prétendre à un transport pour se rendre à leurs rendez-vous médicaux. »

Dans le département, le journal atteste du regard plus attentif des généralistes et des spécialistes sur les demandes de locomotion de leurs patients. Quant à la prise en charge du transport des patients en affection de longue durée, il rappelle les modifications survenues avec le décret du 10 mars 2011, réservant désormais ce service aux personnes dont l’incapacité ou la déficience ne leur permet pas de se déplacer par leurs propres moyens.

Un étau qui se resserre

La Caisse nationale d’assurance-maladie a annoncé qu’elle renforçait ses contrôles concernant les prescriptions médicales de transport. Mais d’après le président des taxis de Loir-et-Cher, les caisses primaires d’assurance-maladie ne jouent pas le même jeu d’un département à l’autre. Certaines seraient plus strictes. Face à cet « étau qui se resserre », les taxis voient déjà les répercussions sur leur activité. « Les 95 % de notre activité reposent sur du transport de malades assis, le reste étant pour des courses à la gare. Nous perdons du chiffre d’affaires. Comment rémunérer nos salariés? Que vont devenir nos entreprises?, s’inquiètePierre Bouffart.Les taxis ont quand même acquis des gestes de premiers secours, un certain relationnel et se chargent des tâches administratives. On assure un vrai service de proximité. »

Côté Assurance Maladie, rappelle La Nouvelle République, 10 milliards € d’économie sont pourtant à trouver, sur trois ans, dans le cadre du dernier plan à objectif national des dépenses (Ondam). La CPAM dit pourtant avoir conscience de la situation difficile rencontrée par les petites entreprises de taxis. Le journal précise ainsi que, depuis septembre dernier, la CPAM 41 a mis en place un nouveau service, « Transport solidarité santé », sur le budget d’action sanitaire et sociale, offrant la possibilité à des personnes isolées (sous condition de ressources) de financer des allers-retours en taxi pour un rendez-vous chez un professionnel de santé.