© herreneck
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Le 27 septembre 2018, lors des rencontres de l’Union des entreprises de proximité (U2P), le président, Alain Griset, a tenu un discours en présence de Muriel Pénicaud, ministre du Travail. L’occasion de faire le point sur les réformes en cours et sur les problèmes qui restent à résoudre pour que des emplois soient créés en France.
Le Gouvernement doit écouter les entreprises

Alain Griset n’a pas manqué de rappeler que l’U2P, dont l’UNT fait partie pour représenter les taxis, regroupe 2,3 millions d’entreprises en France et que son objectif est simplement « une meilleure prise en compte des caractéristiques des entreprises de proximité dans les politiques publiques ».

Ainsi, pour l’UNT, les ordonnances modifiant le Code du travail ont été élaborées en prenant en compte « les caractéristiques de nos entreprises artisanales ». « Pour la première fois depuis longtemps », souligne le président.

Les petites entreprises seront écoutées

Parmi les évolutions dont se félicite l’U2P, « la bonne articulation entre accords de branche et accords d’entreprise » ou encore « l’obligation de prendre en compte les entreprises de moins de 50 salariés lors des négociations de branche ».

Une autre victoire, pour l’U2P, est la simplification de la représentation salariale dans les entreprises de 11 à 19 salariés mais l’organisation patronale regrette que le Gouvernement n’ait pas suivi sa recommandation de porter le seuil social de 11 à 20 salariés.

Toutefois, le président a remercié Muriel Pénicaud d’avoir écouté l’U2P « sur la nécessité de juger les licenciements sur des questions de fond plutôt que sur les procédures ». Une réforme « indispensable » alors que les petites entreprises n’ont pas de service juridique interne.

L’apprentissage : une force à développer

Le président de l’U2P a en outre mis l’accent sur la réforme de l’apprentissage, fortement influencée par les propositions de l’U2P. L’apprentissage est, pour le président, « une voie d’excellence et surtout la meilleure garantie pour trouver un emploi ». Si certains points sont encore problématiques, comme la non-suppression du lien entre l’âge de l’apprenti et sa rémunération, cette réforme est, dans son ensemble, bénéfique pour les Français et l’emploi en France. Reste que, pour le président de l’U2P, la transformation des OPCA (Organisme paritaire collecteur agréé) en OPCO (Opérateur paritaire de compétences) et la réduction de leur nombre, doivent encore être retravaillées avec le concours du Gouvernement pour que les entreprises aient un outil adapté.

L’objectif final : l’emploi

Toutes ces réformes ont bien évidemment pour objectif de faire baisser le taux de chômage « qui reste encore l’un des plus élevés de l’Union Européenne ». Une situation liée à « une inadéquation entre les besoins des entreprises et la qualification des jeunes ».

Alain Griset prévient toutefois la ministre du Travail qu’il n’est pas question, pour le Gouvernement, « de pénaliser le recours aux contrats courts pour les plus petites entreprises ». Ces contrats représentent en effet « une réponse à un réel besoin qui ne peut aucunement être remplacé par un emploi à plein temps ».