ÉDITO DU PRÉSIDENT

    Cher(e)s collègues,

    En tant qu’organisation syndicale, nous devons être attentifs à la préservation des conquêtes et lutter contre les évolutions sournoises qui pourraient mettre en danger notre profession. Dans le même temps, il importe que cette position de sauvegarde ne nous empêche pas de prendre en considération de nouveaux modèles inconnus jusque-là.

    Ce double positionnement rend parfois l’action syndicale compliquée.

    C’est actuellement le cas de la mise en œuvre de l’article 80 de la loi de financement de la Sécurité sociale, relatif au remboursement des dépenses de transports inter-établissements, en cours par le ministère de la Santé, ainsi que de la concertation menée dans le cadre des Assises nationales de la mobilité. Organisées parfois en catimini et présidées par des lobbyistes œuvrant au profit de plates-formes numériques, elles donneront probablement lieu à un projet de loi d’orientation des mobilités au premier semestre 2018.

    Nous sommes très vigilants et engagés dans l’une et l’autre de ces réflexions.

    En effet, les collègues exerçant en milieu rural ont raison de redouter une diminution de l’offre publique de soins à leur profit ; ceux exerçant en ville craignent légitimement que la future loi ne conduise à notre évincement au profit d’autres transporteurs.

    Il est temps de faire face à la réalité. Que l’on soit d’accord ou pas, la société française est régie par une économie libérale qui s’accommode difficilement des professions réglementées comme la nôtre.

    C’est pour cela que nous sommes présents dans les lieux où se discutent et s’élaborent les évolutions de demain (ministère des Transports, ministère de la Santé, Assises de la mobilité, CNAMTS, Rencontres U2P) afin de peser sur les décisions tout en gardant, évidemment, une position revendicative quant aux propositions qui émanent de ces instances.

    Cela implique que nous soyons unis autour des fondements et des valeurs de notre profession.

    Pour ces raisons, nous avons invité nos collègues des autres organisations à des actions communes en faveur de notre profession et nous nous rencontrons sur tous les sujets d’actualité dès lors qu’il s’agit de préserver et de défendre l’intérêt général.

    L’avenir se construit avec de l’expérience et des convictions, mais aussi avec des idées novatrices. Sachons assurer un véritable avenir à l’exercice de notre profession !

    Le Président

    Rachid BOUDJEMA